ACTUALITÉS PARCOURS LA CULTURE ET L'ART AU COLLÈGE

Tout au long de l'année, nous vous donnons des nouvelles des parcours La Culture et l'Art au Collège : actualités, focus sur les artistes, sorties, restitutions...

 


> A TROIS, ON S'EVADE

Le parcours initié par la le réalisateur Michaël Dacheux est lancé au collège Anatole France des Pavillons-sous-Bois. Le projet propose à cette classe de 3ème, également accompagnée par Alexane Brochard, chercheuse spécialiste des révoltes d’enfants, de travailler sur la fugue et la mutinerie, constitutrices d’une communauté avec alliances et rapports de pouvoir, en rupture avec l'autorité des adultes. Les collégiens documenteront, en s’emparant de diverses formes d’expression artistique, les façons dont un groupe peut investir un nouveau territoire et s’organiser pour inventer des jeux et un langage particulier.


Avant de débuter les séances de création avec Michaël Dacheux, les élèves se sont rendus à l'Espace des Arts de Pavillons-sous-Bois pour assister à la projection du film Los Olvidados de Luis Bunuel.

 

 


> IL ÉTAIT UNE FOIS BAMAKO

Le projet de la chorégraphe Elodie Escarmelle et du cinéaste Kostia Testut avec la classe ULIS du collège René Cassin de Noisy-le-Sec a enfin été amorcé en octobre, alors qu'il devait commencer au printemps 2020. Les élèves ont commencé à travailler autour de la photographie Nuit de Noël de Malick Sidibé prise à Bamako en 1963, point de départ du projet. Dans le cadre de ce parcours, ils reconstitueront la scène de cette image iconique dans un court métrage chorégraphique en faisant appel à leur imagination.

Les collégiens ont tour à tour travaillé autour de l'image avec Kostia Testut et de la danse avec Elodie Escarmelle dans le cadre de leurs ateliers, en étant initié au vocabulaire et aux spécificités de chaque domaine par la manipulation de matériel ou la mise en mouvement du corps. Certaines musiques ont également été choisies en vue de la reconstitution de la scène.

La sortie au cinéma Le Trianon de Romainville avec la projection du film Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy leur ont permis d'appréhender le genre de la comédie musicale.

 

 


> MAPPING D'IMAGES SUR MON COLLEGE

Le parcours proposé par la monteuse et mappeuse Carolyn Laplanche a débuté fin septembre pour les élèves de la 5ème option Arts au collège Gustave Courbet de Romainville. Dans ce cadre, la classe va être initiée au montage et au mapping, technique multimédia permettant de projeter de la lumière et des images sur des volumes. Ils composeront une œuvre originale qui sera projetée sur la façade du collège lors d’une performance, le 17 décembre, pour la remise des bulletins du collège. Pour la créer, ils confronteront des motifs qui se répondent dans des films soutenus au titre de l’Aide au film court du Département de la Seine-Saint-Denis. Les images de la fresque seront autant de fenêtres réinventant des histoires, à la manière de Fenêtre sur cour d’Hitchcock.

Les séances avec Carolyn Laplanche ont commencé par la projection de quatre courts métrages qui constitueront la matière créative de leur mapping : Benidorm de Raphaëlle Tinland, Cambodia 2099 de Davy Chou, Inupiluk de Sébastien Betbeder et Junk Love de Jonathan Rochart. Les discussions autour des films et la présentation des spécificités du mapping ont permis à la classe de défricher les films, à la recherche de plans qu'ils pourront réemployer dans leur fresque audiovisuelle.

 

 

Les élèves sont découvert sur le grand écran du Trianon de Romainville le grand classique d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour. La séance était événementielle car le film était précédé en avant-programme de 5 très courts métrages réalisés pendant le confinement dans le cadre de l’appel à film « Courts intérieurs » lancé par Est Ensemble avec le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Des films tournés depuis les balcons et fenêtres du territoire : À ma fenêtre d'Antoine Moreau (Pantin), Le Beau fruit de la lumière de Xavier Grizon (Le Pré Saint-Gervais), Tous égaux de Fanny Gosse (Bagnolet), Claquemurés d'Arthur Caillet (Montreuil) et La Vie matérielle d'Emmanuelle Durand (Romainville). La plupart des réalisateur.rice.s des courts métrages présentés étaient présents et ont pu échanger avec le public.