Islande, année zéro, de Sigurdur Magnusson

Réalisation : Sigurdur Magnusson - Production : Jade productions - Genre : documentaire - Durée : 52 minutes

Le lundi 6 octobre 2008, les trois grandes banques de l’Islande s’effondrent en l’espace de quelques jours et sont déclarées en faillite à la fin de la semaine.

Ce documentaire n’est pas un film sur l’Islande.
Ce documentaire n’est pas un film sur la crise.
Ce documentaire est un portrait de l’Islande par son peuple.
Ce documentaire est l’autoportrait d’un cinéaste face aux siens.

L’Islande ne fut longtemps qu’une petite nation de simples pêcheurs et agriculteurs héritiers des Vikings, soumise successivement au roi de Norvège puis au royaume du Danemark avant  de devenir, en 1944, une république indépendante.
Ce film propose de raconter l’histoire d’un peuple qui réalise aujourd’hui ce par où il est passé, ce qu’il a traversé, ce qu’il a perdu et ce qu’il lui faut retrouver. C’est un film montrant la façon dont les gens voient leur avenir et leur façon de s’accommoder avec les restes d’un système capitaliste en ruines.
L’histoire récente du pays a permis cela : nous placer dans une période proche à l’épanchement, la confidence sans arrière-pensées, nous placer dans un moment où l’on peut se présenter sans fard... pendant qu’il est trop tard.
C’est le portrait d’un peuple, au demeurant peu loquace et plutôt pudique, mais en réalité doué pour l’espièglerie, adepte de l’autodérision. Un peuple qui n’est pas dupe de lui-même et qui accepte, non sans faire preuve d’un humour pince sans rire parfois aux bords de l’absurde, et un peu de recul, de (se) raconter des déboires, ses erreurs et ses espoirs en le surgissement de jours meilleurs.
Un peuple qui est d’autant plus sincère qu’il se trouve fragilisé et doit s’avouer ses propres égarements.

 

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Selections

Jihlava international Dokumentary Film festival (Rep. Tchèque), 2012

 

Extrait